Télémédecine en Asie

 Groupe d'enfants en Asie

« Faire une différence dans le soin cardiaque pédiatrique  »

Le défi

Il y a aujourd’hui dans le monde 4,5 milliards de personnes qui n’ont pas accès  à la chirurgie cardiaque, parce qu’elles manquent de ressources financières et de capacité. Au Viêtnam par exemple, un enfant sur cent nait avec une déficience cardiaque congénitale. Et une famille pauvre, vivant avec moins d’un dollar par jour, ne peut supporter le coût des soins médicaux, ni les frais de voyage pour transporter un enfant malade chez le docteur.

Au même moment aujourd’hui,  dans de nombreux pays développés, il n’y a pas assez de chirurgiens cardiaques formés aux dernières techniques chirurgicales, en particulier pour les enfants, les nouveaux nés et les autres cas compliqués. Pour aborder ce problème, la VinaCapital Foundation, en collaboration avec la World Heart Foundation et le Centre GDLN de Hanoï au Viêtnam, ont sponsorisé une série de formations qui a réuni  médecins locaux et spécialistes en chirurgie cardio-thoracique.

L’approche

Cette série de formations régionales (« ‘The International Symposium for cardia Care Teleconference Series ») a consisté en des séances de visioconférence qui ont connecté les meilleurs spécialistes mondiaux en chirurgie cardio-thoracique, cardiologie et soins cardiaques pédiatriques, avec des chirurgiens et des médecins spécialistes du soin cardiaque dans toute l’Asie.

Le but de ces programmes était d’une part, d’augmenter la capacité en soin et chirurgie cardiaque  au Viêtnam et dans d’autres pays d’Asie, mais également d’améliorer l’accès aux soins pour les enfants atteints de pathologies cardiaques, en renforçant la formation médicale. En connexion avec les Centres GDLN d’Indonésie, du Cambodge, de Chine et du Bangladesh, des médecins de tout le Viêtnam se sont rassemblés dans les centres GDLN d’Hanoi et d’Ho Chi Minh Ville, pour apprendre de l’expérience des meilleurs spécialistes du domaine.

Conclusions  

Depuis que ce programme a été lancé pour la première fois en novembre 2008, plus d’une douzaine de cas de soins cardiaques ont été traités à travers cette série. On estime que plus de 700 médecins du Viêtnam, du Cambodge, du Bangladesh, d’Indonésie et de Chine ont pu participer à plusieurs séances depuis des Centres GDLN. D’autres les ont suivi sur internet.

« Plusieurs participants étaient présents dans de multiple sessions. Il y avait plus de cardiologues que de chirurgiens, nous avons donc diffusé les séances sur internet pour permettre à plus de monde d’en profiter », explique Robin Austin le Directeur Exécutif des  VinaCapital Foundations.

Un aspect important des cours vient du fait qu’ils sont interactifs et permettent aux participants de poser des questions après chaque présentation. Les professeurs proviennent d’institutions telles que le Collège Universitaire de Médecine de Emory, la Clinique de Cleveland et le Children Heart Institute à Washington DC.

Le Dr Thanh, de l’hôpital Vêt Duc à Hanoï et qui a participé à plusieurs séances commente : « Ce programme a une valeur inestimable pour nous. Nous apprenons d’experts qui ont aidé à mettre à jour nos connaissances des techniques et des méthodologies lorsque nous conduisons des recherches scientifiques et enseignons. L’année dernière par exemple, notre département a conduit des opérations sur plus de 1400 patients, 750 d’entre elles ont été effectuées avec l’assistance de machines que ce programme de formation nous avait permis de découvrir ».

Commentant la réussite de cette série, Robin Austin ajoute : « A chaque séance , nous constatons une augmentation du nombre des participants. Nous commençons à avoir un problème d’espace ».

La séance sur le thème «Anomalie d’Ebstein, Diagnostique et Traitement » dirigée par le Dr. Joseph A Dearani MD de la Clinique  Mayo à Rochester (New York) a rassemblé 150 chirurgiens cardiologues pendant trois heures. Etaient connectés des sites à Danang, Hanoï, Hue et Ho Chi Minh Ville (Viêtnam); Djakarta (Indonésie) ; Beijing (Chine) ; Phnom Penh (Cambodge) ; Dhaka (Bangladesh) et de nombreuses autres villes en Inde, en Nouvelle Zélande, au Pakistan, aux Philippines et au Sri Lanka étaient connectées via internet.

Par le biais des centres GDLN, des classeurs d’apprentissage interactif ont été développés en plusieurs langues pour la distribution par la Fondation, à des programmes médicaux et des bibliothèques dans les pays en voie de développement. Comme le souligne le Dr. Thanh, « Aujourd’hui la télémédecine est de plus en plus populaire. Elle permet à beaucoup plus d’individus de participer aux programmes de formation et ces programmes constituent également un excellent procédé pour permettre aux participants d’améliorer leur niveau d’Anglais. »

Au delà des connaissances partagées entre les chirurgiens, la meilleure expression du succès de cette initiative vient d’un de ses bénéficiaires directs, M. Dzung, père d’un enfant de 7 mois, qui a expliqué, lorsque son fils a été opéré par le Dr. Thanh : « Mon fils avait été diagnostiqué avec des défectuosités au ventricule et avait été transporté à l’hôpital pour être opéré il y a deux jours…Il a rapidement récupéré et je pense pouvoir le ramener à la maison dans une semaine. La plupart des gens attendent beaucoup plus longtemps que cela ».

 

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