VIH / SIDA

Manifestant tenant une bougie

Mondialiser le message après la Conférence de Mexico

La conférence internationale sur le SIDA a fourni une plateforme à tous ceux qui travaillent dans le domaine pour présenter les derniers résultats de la recherche et pour discuter des moyens d’améliorer la réponse mondiale à l’épidémie. Cette année, les organisateurs de la conférence ont cherché à étendre le dialogue au-delà du Mexique. Pour ce faire, ils ont approché le Réseau mondial d’échanges de connaissances pour le développement (GDLN).

Dans le cadre de leur coopération avec les représentations locales du International Aids Society, les partenaires du GDLN s ‘étaient eux-mêmes organisés en groupes régionaux au sein desquels, pendant trois jours, ils ont tenu des consultations pour débattre des thématiques de la Conférence de Mexico au niveau local.

Une consultation globale

Les consultations ont rassemblé des experts du VIH/SIDA, les représentants des gouvernements et des personnes touchées par la maladie pour un partage d’expériences, de recommandations et de plans d’action avec leurs pairs connectés depuis toutes les régions du monde.

En point d’orgue, un dialogue global a été organisé en guise de compte-rendu des ateliers qui se sont tenus dans six régions sur des thématiques sélectionnées à Mexico. Auparavant, des partenaires du GDLN en Indonésie, au Pérou, aux Philippines, au Sénégal, au Sri Lanka et en Thaïlande avaient tenu des consultations avec des experts du VIH/SIDA, des décideurs politiques, des représentants des gouvernement, des organisations du secteur privé et des ONGs pour situer les retombées de la conférence, faire des avancées significatives et les partager avec le reste de la communauté globale.

D’après Debrework Zewdie, Directeur du Programme Global VIH-SIDA à la Banque mondiale,  «ce suivi, consistant à partager et diffuser largement au niveau des pays les conclusions de la conférence de Mexico sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, puis à appliquer les recommandations pour progresser et continuer de faire avancer les réponses nationales et locales, est au cœur d’un des thèmes centraux de la conférence : « une action universelle maintenant !».

Apprentissage Sud-Sud

A travers le GDLN, le dialogue a aussi démontré l’importance du partage des connaissances au sein des pays, de telle sorte que chacun puisse bénéficier de l’expérience de l’autre. Pour le Dr. S. Samarakoon, du Programme de Contrôle National SIDA/MST au Ministère Sri Lankais de la Santé, « il y a énormément de leçons à apprendre. Nous avons entendu les autres pays, ce qu’étaient leurs interventions et nous nous promettons de discuter encore de ces questions à l’avenir. Ayant entendu leurs meilleures pratiques, prendre en compte leur conseil et  leur direction est très critique pour nous, pour rester un pays à faible prévalence ».

Adaptation Locale

En plus du fait d’apprendre les uns des autres, les échanges ont permis de montrer à de nombreux pays comment ils pouvaient adapter quelques unes des initiatives présentées à Mexico à leurs propres contextes locaux. La plupart des recommandations présentées au cours du dialogue mondial ont accentué le fait qu’il n’était pas suffisant d’adapter les plans d’action au niveau national, mais qu’il était important de les adapter aussi bien aux perspectives sous-nationale et locales.

 

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